Interview de A.F. LUNE, auteur de Éternelle Odyssée.

Pour bien commencer cette Interview, peux-tu te présenter en quelques mots ? 


Je fais partie de l’équipe de la revue Etherval. J’ai quelques nouvelles à mon actif et Éternelle Odyssée est mon premier roman édité. Pour ce qui est du reste j’aime le café, et le thé (mais aussi d’autres boissons que je ne citerai pas ici !), la lecture, le cinéma, les mangas. Mais aussi, la mer et de façon générale découvrir toute nouveauté. Comme cette interview en fait !

 

 La revue Etherval, que nous vous conseillons vraiment de découvrir.


Comment est née « Éternelle Odyssée » ?


Éternelle Odyssée est née un soir de lui-même : j’avais décidé de créer une histoire qui mélangerait plusieurs genres. C’était plus une envie qu’autre chose, je n’avais pas d’idée précise. Sous les touches de mon clavier, le pendu est apparu et dans ma tête, et en quelques minutes, les grandes lignes de l’histoire ont défilé. Un peu comme les souvenirs de Harms…


Pourquoi avoir voulu raconter cette histoire ? 


Depuis tout petit, j’ai toujours été fasciné par la mythologie grecque. Les mythologies indo-européennes sont parmi les premières histoires écrites du domaine de l’imaginaire. Elles sont incroyables, réalistes par certains égards, poétiques, belles et particulièrement cruelles. La science-fiction est l’un de mes genres favoris. Allier les deux pour moi allait de soi. Ça me permettait de raconter une histoire qui me parlait. Quand j’écris, je me raconte une histoire et si ce récit ne me plait pas, je ne pourrais jamais l’amener au bout. Donc je pense que finalement si je l’ai raconté c’est surtout parce qu’elle me plaisait.


Quelles ont été tes sources d’inspiration ?


Bien entendu la mythologie que je lisais beaucoup dans mon enfance, mais je pense que l’une de mes plus grosses sources d’inspiration a été les gens que je croisais au gré des jours.


Quelle a été la plus grosse difficulté lors de ce mélange science-fiction et mythologie ?


Je n’ai pas eu vraiment de difficulté pour le mélange, il s’est fait de lui-même. Mais je pense que ce qui m’a poussé le plus dans mes retranchements est le souci de la cohérence que ce soit pour le scénario ou pour l’univers. 


Les Lycaons sont des militaires, as-tu eu une expérience dans ce milieu ? 


J’ai été militaire pendant presque 25 ans. J’ai vécu certaines expériences et j’ai écouté beaucoup d’anciens me raconter les leurs. J’ai essayé de ramener un peu de cette ambiance pour donner une couleur particulière aux hommes du Prétorien.

 

 

 

 


« Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que seul toi peux faire. Deviens sans cesse qui tu es, sois le sculpteur de toi-même » L’accomplissement de soi est un thème profond du livre, as-tu aussi vécu cette évolution, cette recherche ? 


C’est vrai que l’accomplissement de soi et la définition de son identité sont au cœur du livre. De façon générale, je pense que ce sont des questions qui sont au centre de nos vies. Les philosophes ont laissé des pistes pour ceux qui souhaiteraient chercher à mieux se comprendre. Cela n’est pas réservé à l’élite, mais à tout le monde : au temps de l’Empire romain, même les esclaves étaient concernés par la philosophie. Pour ma part, cette recherche est encore d’actualité. Pour autant, je ne suis pas un philosophe et dans le cadre du roman je me suis amusé à jouer avec certaines de ces idées, voire à les détourner.


Que penses-tu de l’immortalité ? 


L’immortalité ou la « longue vie » sont des questions qui me fascinent. Surtout aujourd’hui où on approche peut-être d’une possibilité de vivre beaucoup plus longtemps. Quel impact sur la société, sur les relations entre humains, sur la place de l’homme dans la nature…


Personnellement, je ne sais pas si j’aspire à l’immortalité, mais une vie très longue me permettrait de découvrir, voir, goûter beaucoup d’autre chose et ça me plairait bien. Et pourquoi pas, un jour, partir vers l’espace ?


Au cours du roman, on se rend compte que tous les noms ont un sens et qu’ils sont d’ailleurs écorchés par les humains croyant aux déités. Deux questions s’en dégagent alors, d’où vient le nom Enkidous ? Quelles furent tes démarches concernant la création des différents noms ?

 

 Gilgamesh et Enkidou

 

Pour ce qui est des Enkidou, j’ai utilisé la mythologie sumérienne et l’épopée de Gilgamesh. Dans celle-ci Enkidu un homme sauvage créé par une déesse à partir de l’argile devient l’ami de Gilgamesh. À son contact Gilgamesh devient plus humain et rentre dans le droit chemin. C’est l’effet que les Enkidou du roman ont eu sur les humains en les forçant à coopérer. Par contre, le secret est bien gardé quant à la personne qui les a nommés ainsi.


Pour Harms c’est venu tout seul. Pour les autres je me suis amusé à jouer avec les mots ! 


Tu as une réputation de Chat Noir, dans la maison et ailleurs. Des anecdotes en lien avec le roman ?

 

 

J’avais fini ce roman il y a quelques années et j’avais achevé de le corriger après six longs mois de labeur quand j’ai dû prendre l’avion (à l’époque j’habitais à Djibouti en Afrique). Au passage par le scan de l’aéroport toutes mes données sur disque dur et clé USB ont été effacées. Y compris le manuscrit d’Éternelle Odyssée. N’ayant pas d’autres copies j’ai attendu deux ans avant de me remettre sur les corrections. Mais là encore une fois mon côté chat noir s’est révélé au grand jour ! Les corrections étaient presque finies quand un soir de noël des voleurs sont venus chez moi et ont dérobé entre autres choses, mon ordinateur, mes clés USB et mes disques durs. Cette fois-ci, j’ai quand même pu retrouver une grosse partie de mes écrits grâce à mes compagnons d’Etherval et à la dropbox dans laquelle j’avais laissé la plupart d’entre eux. Par contre, la dernière correction en date m’avait de nouveau échappé. Heureusement, une fée au doux nom de Stéphane s’est penchée dessus et m’a permis de finir définitivement et pour la troisième fois les fâcheuses corrections. On peut dire qu’Éternelle Odyssée revient de loin. Et qu’effectivement, je dois mériter ma réputation.

 

 

As-tu une playlist d’écriture ? Nous la partagerais-tu ? 


Je n’ai pas vraiment de playlist d’écriture. Ces derniers temps j’ai beaucoup écrit sur du Queen, du Sólstafir, et surtout sur l’éternel « Duo des fleurs » de Lakmé de Délibes (un air qui a la capacité de m’emmener ailleurs).

 

 

 
As-tu d’autres projets dont tu souhaiterais nous parler ?


Je suis sur l’écriture d’un roman qui prend place dans l’univers d’Éternelle Odyssée et sur les corrections d’un one shot de space opera. Je vais aussi me laisser du temps pour sortir une ou deux nouvelles. 
 

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