Evolution de Noir d'Absinthe

C’est une annonce un peu à part que nous vous faisons aujourd’hui, et qui a demandé près d’un an de préparation, entre l’idée et l’achèvement des démarches. Elle ne concerne pas directement la maison d’édition, mais l’entreprise dans son ensemble et nous souhaitions vous en faire part.


En effet, Noir d’Absinthe s’agrandit.


Jusqu’à la fin du mois de mars 2021, j’étais la seule et unique actionnaire de la société. Cela signifie que j’assumais la responsabilité entière de Noir d’Absinthe, que toutes les décisions étaient les miennes, même si bien sûr j’étais déjà conseillée.


Si cela me convenait au début, quand je travaillais vraiment seule (ou avec des prestataires rémunérés), la situation a peu à peu changé. Des auteurs de la maison, des membres du comité de lecture, ou même des blogueuses ont donné de leur temps (beaucoup de temps) pour m’aider et pour porter le projet, bénévolement (à ce jour, je moi-même suis encore bénévole).


Ces personnes ont cru à mon projet, parfois autant si ce n’est davantage que moi. Toute créatrice a des périodes de doute, et dans ces moments, voir la confiance de son entourage aide énormément.


Cet entourage a pris de plus en plus de place, notamment au niveau de la charge de travail, qui l’an dernier devenait insupportable pour moi. Je respire depuis, mais j’ai étouffé.


Or, tout ce soutien n’était pas reconnu officiellement. Certes j’en parlais, je ne le prenais pas pour acquis, je témoignais ma reconnaissance, là n’est pas la question… Mais ce n’était pas suffisant pour moi.


C’est Tristan, mon expert-comptable qui m’a soumis l’idée : pour alléger mon travail et certains coûts, pourquoi ne pas demander de l’aide et faire entrer les personnes qui m’aident au capital, en leur donnant une vraie place ? D’un point de vue légal, c’était d’ailleurs la meilleure option, puisque ça autorisait dès lors ces nouveaux actionnaires à offrir du temps à la maison d’édition, avec un cadre.


C’est un peu technique et je ne vais pas rentrer dans les détails, mais c’est le conseil que j’ai suivi. J’ai transformé la société pour pouvoir intégrer celles et ceux qui m’accompagnent au quotidien. Ils et elles siègent désormais lors des assemblées générales (oui, ça sonne très formel, mais dans les faits, on est toujours nous et, même si je parle de capital, nous nous éloignons toujours de l’idéologie capitaliste…) et ont une voix dans la prise de décisions stratégiques.


Je suis toujours la présidente de la société et je la gère comme avant, mais je ne suis plus seule dans celle-ci et, si c’est certes surtout symbolique, ça change tout (vous savez comment les symboles sont importants pour nous).


Ce changement a aussi été l’occasion d’accueillir notre directrice générale en la personne de Louise Le Bars. Louise m’a beaucoup soutenue depuis son entrée en tant qu’autrice dans la maison d’édition, elle a été un pilier sur lequel j’ai pu m’appuyer à chaque instant et, sans ses conseils et son support, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Sans ses idées, peut-être aurions-nous, si ce n’est fermé, du moins traversé une crise douloureuse.


Ce rôle qu’elle occupait de manière très informelle est désormais officiel et elle dispose à présent des mêmes droits et responsabilités que moi. Nous ne ferons bien sûr pas la même chose, je reste celle qui gère la maison sur le plan de l’organisation (quel affreux mot), mais là aussi, c’est une question de symbolique et nous souhaitions marquer l’importance de Louise chez Noir d’Absinthe.


C’est donc une seconde aube pour Noir d’Absinthe et nous sommes heureuses et heureux de partager avec vous cette nouvelle.


Morgane Stankiewiez

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