Making-Of : L'Illustration de Hex in the City

Sommaire :



Visite de San Francisco

Rencontre avec les personnages

La Genèse de Hex in the City

Making-of de l'illustration



La couverture de l’épisode 1 de Hex in the City a beaucoup plu, et pour cause, le travail réalisé par la talentueuse Erica Petit est de toute beauté.

Je vous propose un petit tour en backstage, pour découvrir comment on en est arrivé là.

Derrière l’illustration, il y a en effet eu tout un travail de réflexion et d’organisation. Je ne voulais pas que la couverture soit générique et fasse déjà vu. Or, c’est assez délicat, car en règle générale les illustrateurs passent par des banques d’images payantes quant il s’agit de réaliser une couverture représentant un personnage. Et les photographies disponibles sur ces banques d’images ne sont pas exclusives, ce qui veut dire que l’on peut avoir le même mannequin, voire la même pose, pour deux livres qui n’ont rien à voir. Pour peu que les couleurs soient identiques (ce qui est régulièrement le cas en Urban Fantasy avec une dominance de bleu), et on confond deux œuvres. Ce n’est pas super pour une nouvelle maison…

Comment faire pour éviter ce problème ?

Eh bien il y a un seul moyen : il faut faire des prises de vue originales. On peut passer commande auprès d’un photographe, mais cette option, si elle est vraiment qualitative, est très onéreuse car il faut louer un studio, engager un mannequin pour une demi-journée, voire louer du matériel et l’aide d’un photographe pro. Ce n’est évidemment pas viable pour une petite entreprise et il a fallu passer au plan B : se débrouiller.

Par chance, une de nos amies pose parfois pour des shoots. Elle est blonde, comme Taylor, jolie et photogénique. Mon épouse est une experte du maquillage (qui pourrait être pro) et elle aime la photographie en amatrice.

C’est donc une belle équipe d’amateurs qui s’est chargée du shoot.

Le lieu :

Première étape, trouver un endroit pour faire des prises de vue. Il faut un cadre qui puisse facilement être retouché par l’illustratrice derrière. L’idéal est le studio, mais ça fait monter les prix et il faut connaître le matériel, ce qui n’est pas le cas quand on est amateur.

Du coup, le choix se porte sur un paysage urbain, mais les rues de Paris ne fonctionnent pas : et oui, n’oublions pas que l’histoire se déroule à San Francisco et un immeuble Haussmannien ou une belle vue sur la Seine n’iraient pas du tout. Mais, il se trouve qu’à Paris, la Petite Ceinture a récemment été ouverte aux passants et elle n’est pas encore totalement envahie par les touristes.

Il s’agit de l’ancienne ligne de train circulaire, qui a été abandonnée il y a des années. On y a fait des repérages et c’est parfait : urbain, un peu en-dehors du temps, pas trop fréquenté et avec un charme évident. On adopte !