Interview – Morgane Stankiewiez, autrice de la novella Meredith

SP : Bonjour Morgane, et merci de répondre à mes questions au sujet de ton nouveau texte, Meredith, qui paraît ce 30 mars 2021. Voici la couverture, à la fois fascinante et inquiétante, réalisée par Marcela Bolivar, illustratrice de Vert-de-Lierre de Louise Le Bars :



Et, pour donner à nos lecteurs un petit aperçu de ce qu’ils trouveront entre les lignes, voici la quatrième de couverture :


Nouvelle Angleterre, 1813.

Caleb Vance est destiné à un avenir ennuyeux : épouser la fille du maire, reprendre l’entreprise familiale et perpétuer la lignée. Pour lui qui rêvait d’aventures, le futur s’avère peu reluisant.

L’arrivée d’Elias Morrington et sa fille, deux Anglais fuyant la guerre qui fait rage au Nord, contrarie ce gris destin. La sulfureuse Alathea, sirène noire au charme aussi vénéneux qu’envoûtant, éveille l’intérêt de Caleb, que cette noire passion pourrait bien mener à sa perte. Les Vance ont invité le diable en leur demeure, et il semble bien qu’ils en paieront le prix…


Les lecteurs qui te connaissent ont pu remarquer la grande diversité de tes écrits : de la Victorian fantasy à l’Urban fantasy, en passant par de l’érotique historique, de la « contre-romance » LGBT, un guide d’écriture et plein d’autres surprises que tu ne nous as pas encore révélées… Comment Meredith s’insère-t-il dans ton parcours créatif ? Peux-tu nous en dire plus sur ce qui t’a motivée, inspirée pour l’écriture de ce texte ?


MS : Eh bien à la base, il s’agissait d'un épisode de ma série de Fantasy Urbaine, Hex in the City, qui aujourd’hui se retrouve quelque peu abandonnée (oui, avouons-le, je suis une très mauvaise autrice à séries, je crois que j’ai beaucoup trop besoin de liberté pour m’enfermer dans un seul univers). Cet épisode se trouvait un peu en-dehors de la trame principale, dans cette Nouvelle-Angleterre que les amateurs de Salem ou de films de sorcières comme The VVitch connaissent bien.


Meredith est une histoire de vampires, classique dans la forme comme dans le cadre, ce genre de textes que j’ai toujours adoré et auquel je ne m’étais encore jamais pleinement dédiée.


J’ai donc repris cette base déjà rédigée et je l’ai retravaillée, pour proposer une sombre plongée dans une époque chargée de ténèbres. C’est sans doute là l’un de mes rares textes qui ne se trouve pas à la frontière de plusieurs genres. Il est totalement indépendant.


SP : J’ai tout de suite été intriguée par le titre, Meredith, qui est un prénom féminin – qui est par ailleurs le prénom d’un des personnages du roman Asphodel de Louise Le Bars – et j’ai pensé au départ qu’il s’agissait du prénom de l’héroïne. Or, lors du cover-reveal, tu as révélé qu’il s’agissait du nom d’une ville… Peux-tu nous en dire plus sur cette ville et l’origine de son nom ?


MS : Oui, ça m’a fait rire quand j