La romance, entre attrait et mépris

Tous les genres littéraires possèdent des clichés qui leur sont rattachés. Mais rares sont ceux qui suscitent autant de passion et de réactions contradictoires que la romance.

Rien que le mot, « romance », a sans doute fait naître en vous des images et des émotions partagées. Le genre est en effet écartelé entre un engouement de son lectorat et un mépris de la part de la critique comme des non-lecteurs de ce genre. Pourtant, la romance ne mérite pas un tel désamour, d’autant que des monuments de la littérature classique sont des romances. Le Rouge et le Noir de Stendhal, La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette ou encore, plus contemporain, L’amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez, dépeignent des histoires d’amour puissantes qui ont marqué la littérature.


Qu’est-ce que la romance ?


Membre de la littérature populaire, comme la science-fiction et le policier, la romance peut se définir ainsi :


Une romance est une histoire dont l’intrigue tourne autour de deux personnages et de leur relation amoureuse.




L’amour est le sujet principal de l’histoire, mais d’autres intrigues peuvent se mêler à celle qui met en avant la relation entre les personnages principaux.


Le genre n’est pas récent. Orgueil et préjugés de Jane Austen, tout comme Jane Eyre de Charlotte Brontë, sont des romances, n’en déplaisent aux critiques qui considèrent ce genre avec moquerie.


Un succès commercial mais pas critique


La romance est un genre qui se vend, et bien. Un succès commercial dominé notamment par les éditions Harlequin, qui a longtemps proposé une collection de romans sériels formatés, où les récits suivaient un cahier des charges très précis. Pour le grand public comme la critique, la romance est d’ailleurs souvent confondue avec ce type de romans.



Pourtant, c’est une image réductrice car la romance, tout en continuant à centrer ses intrigues sur la relation amoureuse qui se noue entre deux personnes, n’a cessé d’évoluer au fil du temps. Elle se ré