Monstre caché, monstre révélé… Analyse basée sur La Captive de Dunkelstadt, de Magali Lefebvre


La Captive de Dunkelstadt présente une ambiance gothique, entre danger et séduction, autour d’une intrigue dont certains éléments rappellent la Belle et la Bête, la fable du loup et de l’agneau, ou encore le Château des Carpates de Jules Verne… roman où la thématique du monstrueux est centrale.


Mais qu’est-ce exactement qu’un monstre ?


Parmi les définitions de ce terme présentées par le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, nous pouvons mentionner les suivantes :


I : En parlant d’une personne :

« Individu dont la morphologie est anormale, soit par excès ou défaut d’organe, soit par position anormale des membres. »

« Personne qui provoque la répulsion par sa laideur, sa difformité. »

« Personne qui suscite la crainte par sa cruauté, sa perversion. »


II : En parlant d’une créature imaginaire :

« Créature légendaire, mythique, dont le corps est composé d’éléments disparates empruntés à différents êtres réels, et qui est remarquable par la terreur qu’elle inspire. »

Par analogie : « Animal dont la grande taille, la laideur ou l’aspect féroce inspire l’étonnement ou la crainte. »


De cette liste de définitions, non exhaustive, se dégagent plusieurs éléments qui caractérisent le monstre. Tout d’abord, l’aspect monstrueux d’un être peut concerner aussi bien ses caractéristiques physiques que morales ; ensuite, toute chose, qu’il s’agisse d’une personne, d’un animal, ou même d’un objet ou d’un concept, peut présenter un caractère monstrueux. Ainsi le monstre est-il susceptible de se tapir partout… y compris là où l’on s’y attend le moins... à savoir derrière la splendide couverture ci-dessus.



« Emile, si vous souhaitez vivre à mes côtés, il n’y a pas que des interdits à respecter. Il y a aussi des apparences dont il faut se méfier. »